Winterbreak part 2 – Cap à l’Ouest – San Diego – 01/01

Donc ce matin il est devenu de plus en plus clair que notre hôte est le plus ennuyeux couchsurfer du monde. Non pas qu’il soit méchant, simplement il s’en branle. Je crois que la personnalité de Khari ne va pas très bien avec la sienne et il ne cherche pas des masses la conversation ni avec lui ni avec moi, ce qui n’est guère encourageant pour faire copain-copain. Le plus tôt sera le mieux, on lève le camp avant 10h.

Puisqu’on est le premier jour de l’année (ce que j’ai tendance à oublier vu le temps), évidemment tous les sites intéressants sont probablement fermés. Aussi comme je fantasme sur le Sud Sud depuis un bout de temps, on décide de faire route vers San Diego. Dans ma tête San Diego c’est des gringos-à-sombreros à tous les coins de rue, le soleil tapant et les cactus (où diable ai-je pris l’idée qu’il y ait des cactus ? Mystère). Trop fun.

On se trouve d’abord un genre Dunkin’donut à prix mini et café maxi pour prendre le temps de décider où aller (en l’occurrence Donuts king, qui va devenir notre rituel matinal). La bouffe ici est incroyablement cheap pour la qualité – certes ce n’est pas du grand luxe mais on se serre pas la ceinture. Là bas, une fois de plus, les gens sont des personnages de films. Je prends des tonnes de photos, j’avale mon muffin, et on s’arrache.

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La route de San Diego, c’est la mort. Au début on essaye d’éviter l’autoroute pour trouver des chemins cool, mais on se rend vite compte qu’à ce train là on arrivera surement en début de soirée. Ce sera donc autoroute rasoir pour les 3 prochaines heures.

Quand nos jambes n’en peuvent vraiment plus, on s’arrête pour une promenade sur la plage. C’est pas la canicule mais le temps reste plus qu’agréable. Et puis je retrouve l’océan. Pas le mien, d’accord, mais quand même. C’est finalement pas bien différent de ce côté-ci du monde, à part les algues qui ressemblent à de gros spaghettis au lieu de nos feuilles gluantes vert-noir. Mais c’est la même odeur, la même couleur, la même douce température. Il paraît que de là on peut voir les baleines, des fois. Mais aujourd’hui ce ne seront que des marmots chamailleurs.

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On reprend la route.

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Quelques heures plus tard, nous voilà à San Diego. Que je rangerai dans mon top 10 des bleds les plus nazes. En fait de mini-ville américano-mexicaine telle que mon imagination me l’avait laissé espérer, elle ne ressemble qu’à la plus banale des villes de banlieue – immeubles gris sans charme, rues crado à perte de vue et burgerplaces à chaque tournant. On cherche désespérément la plage, or something, pour dégourdir nos jambes trop longtemps immobilisées. On finit par s’arrêter dès qu’on aperçoit un bout de mer – il est cinq heures et des poussières. On marche. Le soleil couchant derrière les nuages sépare le ciel en des traits de gris sombre et de feu. C’est magnifique. Sur le chemin des gosses obèses se courent après. L’océan se change peu à peu en lamelles dorées dans lesquelles les oiseaux gobent en vol eau et poissons. Le ciel change de couleur chaque seconde, et on court vers un pont pour ne pas manquer les dernières lueurs du soleil tombant sur l’eau.

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IMG_8193 NIGHT

Une fois la nuit tombée, l’endroit ne présente plus beaucoup d’intérêt ; on repart donc à la recherche de quelque chose à manger. Pour mon malheur on tombe en chemin sur une fête foraine – j’avais oublié que les garçons restent toujours des mômes et évidemment je me laisse traîner là-dedans par Khari. Il me supplie pendant cent ans de monter avec lui dans ce Roller coaster et JE NE SAIS PAS POURQUOI je me laisse finalement convaincre. Inutile de préciser que ce fut le premier et le dernier de ma vie. J’ai cru que ma tête allait être arrachée de son socle et j’ai passé la minute à essayer de la rentrer dans mes épaules le plus fort possible. LA MORT.

Après ce stupide épisode on flâne encore dans le coin à touristes de San Diego. Les enseignes lumineuses clignotent partout et les bouibouis mexicains se partagent la vedette avec les asiats. Puis c’est le retour dans la nuit vers Marina del Rey. Je m’endors dans la voiture. Comme d’habitude.

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. moune
    Jan 05, 2013 @ 14:23:00

    D’où l’intérêt de garder toujours la tête sur les épaules!!

    Réponse

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