Winterbreak part 2 – Cap à l’Ouest – Los Angeles – 02/01

               IMG_8202 CAR TREE

Nous voici à LA depuis quelques jours et déjà on y a nos habitudes, comme le petit déj dans notre mini donuts king, le meilleur rapport qualité prix qu’on ait trouvé dans la ville ; deux heures où l’on s’astreint à écrire et décrire notre voyage (pour l’instant on s’y tient, chaque jour a sa page noircie).

En sortant de là le soleil nous lèche la peau : le temps est meilleur chaque jour, on doit friser les 20 – 21°. Sur les conseils de Chris (le couchsurfer relou), la journée se passera sur Venice Boardwalk, la route longeant la plage derrière son appartement. Là où on s’était baladés la première nuit (avec le type en santiags / lunettes noires en train de se brosser les dents sur son vélo). Apparemment, de jour, ça bouge un max.

Le matin, on explore quelque peu en voiture une autre partie de la ville, on flâne au soleil, l’occasion de quelques clichés pris en vol :

IMG_8199 MAN AND KID

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IMG_8200 STARBUCK SUN

Puis on rejoint les abords de Marina del Rey, où on se gare dans une rue déserte. On marche quelques minutes le long des maisons blanchies par le soleil.

Soudain, derrière un tournant, le spectacle.

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Le boardwalk de jour est l’asile des fous et le paradis du loufoque. Ça grouille d’un petit monde aux habits carnavalesques ; mon cow-boy à brosse à dents me semble alors bien banal. Des deux côtés de la rue, les boutiques en dur font face aux stands mobiles où dreadeux et hippies se partagent le marché. On croise des dealers de weed toutes les quatre maisons, les yeux plus rouges que jamais (ici, c’est légal, pour ceux qui l’ignoraient – comme moi au départ qui bêtement m’extasiai devant l’audace de vanter leur marchandise en public et à voix haute). De l’autre côté de la rue, la plage et l’Océan à perte de vue. Les mouettes se baladent un peu partout et s’éclatent entre les palmiers.

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IMG_8261 PIANO CAT

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Comme tout ado californien qui se respecte, tous les natifs se baladent en skate, la mèche au vent. Il y a d’ailleurs un skate park sur la plage qui attire l’œil et les appareils photos des touristes. Tout le monde porte au moins un t-shirt / chapeau / bracelet / tatouage « Republic of California », « Califorever », ou des insignes rastas (les enseignes jamaïcaines sont d’ailleurs en sur représentation ici). De même, je suis très déçue de constater que les cauris se vendent ici partout, j’en perds toute mon originalité. Qu’importe.

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On passe l’après-midi à flâner sur cette rue sans fin à profiter du soleil jusqu’à sa dernière goutte. La nuit tombe incroyablement vite ici et avec elle la température, aussi le froid nous pousse à nouveau dans notre burrito miteux.

Après cette délicieuse flânerie, la soirée restera un monument dans nos mémoires. En bons jeunes fauchés, pas moyen de se faire un ciné (comptez 12 à 14 dollars ici…), on décide donc de louer un DVD à la première borne venue et de le mater tranquille dans la voiture. En effet la perspective de retourner chez Chris Tosi avant qu’il dorme ne nous enchante pas vraiment. On s’arrête donc devant une station service quelconque où se trouve un distributeur de DVD. Je sors de la voiture pour aller regarder les titres.

…Khari claque la porte.

Et se met à insulter la terre entière. Il vient d’enfermer les clés à l’intérieur de la voiture. Où se trouve accessoirement toute ma vie : mon porte-feuille, mon téléphone – mon MANTEAU. Impossible d’ouvrir la voiture, impossible de faire quoi que ce soit. On est coincés dans le trou du cul du monde. Je me les gèle.

J’entre dans le petit shop, sans trop m’inquiéter pour l’instant. Khari appelle AAA, la compagnie de dépannage qui résout ce genre de problème pour pas un rond. Tout ira bien, au pire on poireautera une heure, c’est pas un drame, il est encore tôt. Sauf qu’ils ne répondent pas. 10 minutes. 15 minutes. 20 minutes. Les mecs du magasins sont assez gentils pour ne pas nous virer, thank God, je ne survivrais pas au froid de l’extérieur. Je m’assieds sur le bord d’un étalage de gâteaux gras presque vide, je soupire. Les SDF se succèdent devant mes yeux, plus ou moins sympas, plus ou moins tarés. Pour passer le temps j’essaye d’apprendre par cœur la composition et le nombre de calories des produits qui passent devant mes yeux. Pas un bouquin ne traîne dans la boutique. Je regarde vaguement les magazines porno exposés en vitrine, mais ça n’a jamais vraiment captivé mon attention, et au bout de 15 secondes je m’ennuie à nouveau.

Après une demi-heure d’attente au téléphone, le caissier nous conseille d’appeler une compagnie privée de dépannage qui peut soi-disant ouvrir n’importe quel verrou, même si ce sera loin d’être gratuit (il prévoit entre 50 et 60 dollars). On appelle les bonshommes. Ils nous annoncent 15 dollars pour le déplacement et entre 35 et 60 dollars pour le dépannage ; ça fait mal mais on n’a pas vraiment le choix. Après une heure d’attente au lieu des 15 minutes annoncées, le type se pointe et fait son devis. Il nous annonce un total de… 200 dollars. DEUX CENTS DOLLARS. Gloups. Khari angoisse à mort et appelle le manager en gueulant, disant que ce n’était pas le deal, etc etc. Quant à moi j’explique au technicien que de toute façon, on n’a pas un rond et qu’on ne peut simplement pas payer ce qu’il demande. J’en rajoute côté face larmoyante et il finit par me demander combien on pourrait mettre. Bref. Au bout d’une autre demi-heure de négociations, de coups de fils à n’en plus finir, de cris et de larmes, je finis par lui dire qu’on ne peut pas mettre plus de 80 dollars au total (en me disant qu’il n’accepterai jamais moins). ET IL ACCEPTE. Et il ouvre la bagnole pour 80 fucking dollars.

Je suis outrée. J’aurais du dire 60, ou même 50, ou n’importe quoi. La totalité de l’effort lui a coûté cinq minutes pour venir jusque là, 2 minutes pour faire semblant d’étudier la voiture, et 14 secondes pour l’ouvrir. Et cet enfoiré nous a fait payer 80 dollars au lieu de 200 (parce qu’on l’a emmerdé pendant un bout de temps). Ce qui signifie que ça ne lui coûte en réalité absolument rien et qu’on s’est fait sérieusement baiser malgré la baisse de prix.

Peu importe. Il est 22h, on est là depuis 18h45. J’ai les nerfs à vif.

On finit par louer ce stupide DVD qu’on regarde sur un parking dans une voiture glaciale, emmitouflés dans notre couverture achetée 6 dollars dans un marchand de trucs d’occasion. Et puis on rentre. Un peu plus calmes. Heureux de clore cette soirée désastre.

IMG_8274 KHARI SUNSET

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. moune
    Jan 09, 2013 @ 21:13:34

    Super, les photos…

    Réponse

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