Lovely housemates – international diner

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Nous voici au premier dimanche post-rentrée. Soir du très grand et très longtemps fomenté repas international, fait par nous-mêmes, en remerciement pour l’incroyable semaine d’orientation que nous ont offert les OL (Orientation leaders). L’objectif est que chaque habitant du 210 Cross Street – Two ten cross’ – cuisine un plat de chez lui. On est quarante dans la cuisine, il fait une chaleur à crever. On est sept cuisiniers sur la même paillasse, on se monte les uns sur les autres pour remuer, touiller, étaler, goûter, battre, mettre sur le feu, retirer du feu, se jeter sous l’eau froide après la quinzième brûlure. Chacun crie sur les autres dans sa propre langue. Les odeurs d’épices et de sauces mijotées qui embaument la maison flottent jusque dans la rue. Les OL arrivent peu à peu, l’atmosphère se détend ; les gens se mettent à rire, les verres s’entrechoquent, la musique groove.

L’occasion de faire les présentations. Mes merveilleux housemates ET merveilleux cuistos.

La première moitié des habitants du 210 Cross (la mieux) est celle du rez-de-chaussée :

Room 1, à gauche en entrant par la porte principal, Lucas. Brésilien, parents allemands immigrés à la suite de la seconde guerre mondiale. Chimiste et sinophone, il laisse toujours traîner des feuilles couvertes de signes sibyllins – toute la question est de savoir s’il s’agit d’exercices de chimie ou de chinois. Lucas ne tire pas plus de deux mots par heure mais il est toujours partant pour faire la fête. Fun fact : ma fierté de la soirée est d’être parvenue à prendre une photo de lui souriant (admirez-la, c’est une pièce d’anthologie).

Room 2, ou 3, c’est moi. Après le cinquième échec auprès de Reslife pour changer de chambre, j’ai décidé de prendre les devants et de bouger en zone libre de mon propre chef. Je n’ai évidemment pas les clefs, donc les préciosités resteront dans la Room 3, recyclé en débarras. Il va aussi falloir que je fasse gaffe à ne pas m’enfermer à l’extérieur, car le verrouillage de la porte ne s’effectue que de l’intérieur et il est assez facile de verrouiller sans s’en rendre compte…

Room 4, à droite en entrant par la porte principale, c’est Silvio, allemand moitié italien. Linguiste, il majore en anglais et en allemand, et est aussi T.A., Teaching assistant: il est payé pour donner des cours de langues. Toujours calme, toujours rigolo, il a déjà trois histoires de cœur à son actif après une semaine de classe.

Il vous faut maintenant emprunter l’escalier de bois qui s’offre à vous.

Room 5 et 6 sont habitées par les espagnols, Tatiana et Pedro. Respectant le cliché ils sont arrivés en retard et ont loupé l’ISO, ils mangent tard, se couchent tard et se lèvent tard. Ils viennent tous les deux de l’équivalent de SciencesPo de Madrid et majorent en government. Ils sont très drôles 90% du temps, et le reste ils s’engueulent en espagnol. Tati était à SciencesPo l’année dernière, c’est sa deuxième année à l’étranger et sa dernière année de cours. C’est une bosseuse qui cumule ses cinq cours avec un boulot à Usdan + les soirées qu’elle ne manque jamais.

Room 7, juste à droite en haut des escaliers, habite Lars. Germain à 200%, Lars ne peut pas vivre sans sa bière. C’est d’ailleurs le mot qu’il utilise le plus, même si ses lamentations ont vivement diminué depuis que les garçons ont installé une beer room dans une enclave de la cuisine. Il majore en économie. S’adapter au germain est une tâche assez ingrate au premier abord, mais avec le temps on s’y fait, et on le trouve même sympathique. Une fois qu’on a pigé que le germain DETESTE la triche dans les jeux, même les jeux à boire, qu’il ne faut pas s’acharner à comprendre ses blagues et surtout que le seul moyen de calmer une colère de germain est de lui coller une bière dans la bouche.

Enfin, tout au fond, la Room 8 est occupée par Paul, l’irlandais. Paul est un musicien brillant qui joue du piano, du violon et de l’accordéon. On a d’ailleurs commencé à travailler ensemble des pièces pour donner un concert dans les semaines à venir. C’est un vrai plaisir de circuler dans la maison pendant qu’il travaille ses morceaux à l’étage supérieur. Fun fact: il a arrêté de fumer il y a deux semaines… pendant une semaine. Hier il a été la source d’une de mes plus grandes joies depuis mon arrivée ici : il avait cuisiné un plat de poulet et de légumes BIEN CUITS. Mes premiers légumes d’Amérique qui ne croquent pas sous ma dent!!!!!!!! J’en aurais versé une larme.

Voilà pour le tour du propriétaire. La maison est remplie de langues et de drapeaux, d’odeurs de tortillas, de livres de Camus et de sonates de Bach. Et c’était diablement bon !

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Pascale
    Sep 12, 2012 @ 20:12:30

    Vivent les « Wes – cops »!!!!!!!!!!!!

    Réponse

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