America, deux mois.

Aujourd’hui, 23 juin, deux mois pile me séparent de l’avion. Ca y est. Fin juin. L’été se pointe peu à peu. Le soleil reste timide à Paris, mais on commence à le voir s’imposer, de temps en temps.

Les copines se sont tirées de Paris. Je socialise avec mes bouquins. Et Spotify.

Les exams ont pris fin la semaine dernière, large soulagement pour nos cerveaux en purée et avides de délassement. Luxe enfin des week-ends bronzage/jardin/rap/bouquin/cinoche à la maison. Reste à boucler ce stage Happi qui n’en finit pas. Plus que cinq semaines ; boarf, c’est rien, cinq semaines…

Et puis les premiers mails de Wes arrivent (enfin). Les hamburgers se sont fait désirer, mais maintenant qu’ils démarrent, ils lésinent pas sur la quantité. J’ai plein de nouveaux amis : Janice Watson, Marina Melendez, ‘Orientation program’. Ils n’ont pas l’air d’avoir zappé ma venue – cool. Dans deux mois pile !!!!!

Grande nouvelle, vous pouvez maintenant m’écrire à l’adresse cbordetsturl@wesleyan.edu (notez la facilité avec laquelle je vais pouvoir la communiquer…). La phase n°2 est activée. Paperasse time. L’angoisse des phrases auxquelles je ne pipe mot. Que je relis quarante fois pour être sûre d’avoir compris. L’impression d’être séparée de mon départ par une énorme montagne.

J’attends désespérément l’arrivée de mon formulaire I-20, pour pouvoir enfin demander le visa F-1. Etrange sensation d’être comme dans le dessin animé des douze travaux d’Astérix, dans la maison des fous : « vous devez aller chercher le laisser-passer A38 au bureau n°B16, douzième étage, couloir de droite, quatrième porte à droite ! » « Le laisser passer A38 ? Mais pour ça vous devez d’abord avoir le formulaire B42 ! Vous le trouverez au quatrième, troisième bureau à gauche après l’escalier B ! » etc… Pas de panique, c’est la 3A, tout va bien. Et il paraît qu’on est les plus privilégiés en matière de paperasse. God bless administration.

Je me tais, il fait beau, et j’ai de la musique.

 

Everything’s gonna be all right.